dimanche 17 juillet 2011

L'étape du Tour 2011 - 17 Juillet

L"ETAPE DU TOUR 2011-ISSOIRE -ST FLOUR - 210 KM 3800 m >0


Dimanche 17 Juillet, c’était l’étape du Tour 2011 pour les amateurs. L’étape retenue était celle du massif central, où Thomas Vöckler a pris le maillot jaune.
210 km entre Issoire et St Flour. 8 cols répertoriés : 3 de Seconde catégorie ; 3 de troisième, et 2 de  quatrième. Pour un dénivelé >0 total de 3800 m.

Ci-dessous un récit de cette longue journée (une portion au milieu n’est pas de moi, mais j’ai trouvé ça très bon !)
En vérité, ce dimanche, nous avons basculé dans une autre dimension :  celui des martiens, ou d’une autre planète inconnue où les terriens, et encore moins les cyclistes,  n’ont pas leur place, et où seules les quelques bêtes cornues, à viande ou à lait, osent encore s'aventurer, quelque soient les saisons…et la météo !
 Nous étions nombreux du club pour cette étape du tour : Brigitte et Christine, Cédric, Hervé C, JPP, Jean Charles, Yves et Moi, accompagné de mon copain Fred de Marseille.
Réveil à 4h15 : 4h30, comme prévu, il commence à pleuvoir, et pas que du crachin ! Ce sera grosso modo non stop jusqu’à 18h !!
Départ 7h pour les premiers SAS et vers 8h pour les derniers : normalement, la pluie n’a jamais découragé un cycliste, et encore moins un triathlète, donc en avant toute !!
Dans le SAS au départ, un camarade de jeu, qui semble bien connaître le coin me dit : ‘en haut de Massiac, on va prendre vent de face sur le plateau pendant 20 bornes : ça va faire mal’.
Nous voilà parti : la prudence est de mise sur cette chaussée glissante. Après 40 km de légers faux plat en fond de vallée, la côte de Massiac se profile. 3 ème catégorie : une espèce de Gineste de 4 km.
Montée tranquille : tant que je n’ai pas franchi Puy Marie et Perthus, les 2 difficultés majeures du jour, je préfère garder des forces.  Au milieu de la montée, Cédric me reprend et me décroche au train après avoir échangé quelques mots de réconfort.
'Lorsque soudain, au sommet de Massiac, nous quittons la planète terre et nous retrouvons projeté à des années lumières sur une autre galaxie, sans capitaine flamme........ Vent violent 3/4 face, pluie en rafale, le thermomètre descend jusqu'à atteindre 6 ° au sommet du col de je sais pas quoi à 1200 m  juste avant Allanche. Entre temps, c'est de la boucherie, le vent envoie dans le fossé les coureurs les moins adroits, les pelotons s'étirent, se cassent, se reforment, ça gueule de tous les cotés dès que les mecs font un écart, sauve qui peut. Je n'ai jamais connu des conditions aussi apocalyptiques, même dans mes cauchemars les plus fous. Je suis en mode économie d'énergie.... car c'est bien connue, l'énergie est notre avenir... et le mien d'avenir je le vois pas bon du tout dans les prochaines heures.' Je commence à plus pouvoir maitriser mes doigts, je m'enfile mon second gel anti oxydant depuis le départ, par précaution.
'Dans les 3 km de descentes sur Allanche, je réalise que je peux à peine freiner. J'aperçois un troupeau d'extra-terrestre dans le paysage avec des cornes et au pelage marron rassemblées face au vent en peloton, s'abritant les une les autres...'

Je descend sur les freins, avec les premiers tremblements de mâchoires... 
Arrivée à Allanche : l’hécatombe : des troupeaux de cyclistes hagards, agglutinés devant des rôtissoires à poulet ; d’autres errant, pris de spasmes congestifs ; d’autres en limite d’hypothermie, emmitouflés sous des couvertures de survie. Des bénévoles gentils mais débordés. A ce moment là, un seul objectif : passer le moins de temps possible ici, car il en faudrait très très peu pour se laisser entraîner et bâcher. Je claque des dents, mais je crois avoir encore assez de force pour avancer contrairement à beaucoup, déjà livides et frigorifiés. Malheureusement, pas de boissons chaudes à ce ravito (ou alors pas vu). J’ingurgite mon premier sandwich jambon/fromage, une banane, un nouveau gel, et je repars, toujours en claquant des dents, avec l’objectif du Puy Marie et du Perthus, les 2 difficultés majeures du jour. Après 30 bornes de petites bosses, j’attaque le Puy Marie. Curieusement, je croise quelques cyclistes en sens inverse : ça sent pas bon ! qu’est ce qui nous attend encore là haut !! Le col se fait dans le froid et le brouillard, j’entends des cloches, et j’imagine donc les vaches pas très loin, mais invisibles. Mon portable bip et me signale un message : je me dis que ça doit être Brigitte et que c’est mauvais signe. La fin du col est super raide, avec 2 derniers km dans les 10% de moyenne, ce qui a l’avantage de me réchauffer. 2 deg au sommet : autant ne pas traîner en short par là. Après 500 mètres de descente, je suis de nouveau réfrigéré. 7 km de descente à 25 km/h max : au passage, dans le virage dit de ‘Vinokourov’, je me dis qu’il s’en est pas si mal tiré. En bas nouveau ravito (j’écoute mon message et effectivement Brigitte m’annonce qu’elle est avec la bande (Cédric, Hervé, JPP, Christine) dans un café au 1er ravito : je suis déçu, mais en même temps content de la savoir en sécurité au chaud). Ici y a du café : YES !! une boisson chaude, ça fait vraiment du bien. J’engouffre mon second sandwich et une 3 ème pâte de fruit :  il faut bien ça avant d’attaquer le Perthus (2 ème catégorie – 4,5 km à 8% de moyenne avec 1 km de descente au milieu !), 1 km plus tard. Virage à gauche, et là une rampe de psychopathe se dresse devant nous : le début du col est vraiment très raid avec passages à 13 ou 14% , tout à gauche bien sûr, et à 7,5 km/h !! 2 km,  avant un plat /descente bienvenu, puis de nouveau 1,5 km à 11 ou 12%. Heureusement que c’est court. Dans ce col quelques éclaircies, qui, couplées à la pente, nous réchauffent définitivement ce coup ci. Maintenant je sais que j’irai au bout (sauf casse ou défaillance physique). A partir de là, c’est un régal, on roule en petits groupes : j’avoue, je prend pas beaucoup de relai !!  le parcours est très vallonné : les bosses entre 5 et 7% se succèdent aux bosses, sur 3 ou 4 km à chaque fois : col de Cère, col de la Chevade, Col du Prat de Bouc (8 km à 6%), château d’Alleuze.
Ca finit jamais, mais plus on avance, et plus l’euphorie me gagne. Je me surprend dans certaines portions à crier tout seul tellement rien ne peut plus m’arriver après tout ce qu’on vient de vivre. Je croise un gars avec son vélo à la main, la patte de dérailleur cassée : oups rappel à l’ordre, ne pas s’enflammer. La fin de parcours se fait tambour battant, dans les roues à 35/40 km/h, avec toujours cette pluie plus ou moins forte par moment. Le compteur défile 170 , 180, 190 km. C’est une sensation bizarre et très inhabituelle pour moi, de voir tant de km au compteur, et d’avoir autant de jambes pour pouvoir encore relancer. Je crois que je n’ai jamais été aussi bien après autant de kilomètres.
Enfin, la délivrance, 208 km : une dernière montée de 1,5 km à 6% pour passer sur la ligne. J’aperçois Brigitte et une partie de la troupe dans le dernier virage : ça me fait chaud au cœur ; je sais qu’ils doivent être très déçus, d’autant de préparation pour bâcher à cause d’une météo complètement exceptionnelle. Mais cet échec est tout relatif ramené à ces conditions de course.
Je franchis la ligne en un temps de 9h50, ce qui est bien au dessus de toutes mes prévisions. Mais aujourd’hui, ce n’était pas là le plus important.
Durant ces 10 h, j’aurais consommé 6 gros bidons, 7 gels, 5 pâtes de fruit, 2 bananes et 2 sandwich, et le saucisse Truffade de l’arrivée y sera passé en 5 mn.
Sur 10 au départ, nous serons 4 du groupe à passer la ligne d’arrivée (Yves, JC, Moi et  Fred encore très costaud malgré un entraînement tronqué sur les dernières semaines).
Bilan : 6500 inscrits sur cette course. 4000 ont osé prendre le départ. 1980 à l’arrivée.


Ci-dessous l’article du quotidien la Montagne

4.056 au départ, 1.982 à l'arrivée. Cette statistique illustre à elle seule le degré de difficulté de l'étape Mondovélo qui s'est disputée hier. Olivier Rezel
«C'était l'enfer ! » La ligne d'arrivée tout juste franchie, après plus de neuf heures d'efforts, Thierry ne peut retenir ses larmes, dans les bras de sa compagne. L'épuisement et le froid sont venus à bout de sa résistance.
Et de la résistance, il en fallait une sacrée dose, hier, pour affronter les conditions dantesques qui ont émaillé les 208 km de l'étape Mondovélo reliant Issoire à Saint-Flour. Refroidis par les prévisions météorologiques, seulement 4.056 des 6.500 engagés s'étaient présentés sur la ligne de départ.
Mais lorsqu'ils donnent leurs premiers coups de pédales, les coureurs sont loin d'imaginer le chemin de croix qui les attend. Première station : le plateau du Bru (commune de Charmensac), après la côte de Massiac. Des rafales de vent balayent la route. Même les motards de l'organisation ont du mal à tenir leur deux-roues. Le brouillard et le froid donnent au plateau une atmosphère de fin du monde. « J'avais la moitié du visage paralysé. Mes doigts étaient secoués par des spasmes », observera, plus tard, Geoffray Wolvert, de Courbevoie, au ravitaillement du col de Prat-de-Bouc.
Au kilomètre 66, un couple d'agriculteurs de Chavanon accueille à son domicile les coureurs frigorifiés. Un vélo, puis deux, puis dix s'amassent devant la ferme de Serge et Florence. La maîtresse de maison sort des placards tous ses draps de bain pour couvrir les cyclistes.
Ceux qui n'ont pas eu la chance d'être hébergés par ces agriculteurs trouveront refuge, un peu plus loin, à Allanche. Les commerces sont pris d'assaut. « On était une trentaine à s'être abrités dans une boucherie. Tout le monde tremblait, claquait des dents. C'était l'apocalypse », raconte Bruno Mestre, qui avoue « abandonner très rarement ». Mais aller plus loin était au-delà des forces du coureur de Digne-les-Bains.
Et il n'était pas le seul. Devant cette hécatombe, la salle polyvalente est ouverte en catastrophe pour accueillir tous ceux qui sont en grande difficulté. « Certains étaient tétanisés au bord de la route, agrippés à leur vélo. Mais il n'y avait plus de place dans les ambulances », relève Laurent, de l'équipe médicale Dokever. Épuisés, en hypothermie, près de 600 coureurs ne dépasseront pas Allanche. Et pour ceux qui résistent, le Puy Mary se profile à l'horizon... bouché, forcément. Au sommet, à 1.589 mètres d'altitude, la température est de 2° ! Rien ne leur sera épargné.
À 14 h 40, « radio Mondovélo » annonce que 200 cyclistes, à bout de forces, attendent en haut du Col du Font de Cère qu'un bus vienne les chercher. La sélection naturelle continue.
Mais plus on avance dans la course, plus les coureurs refusent toute idée d'abandon. Dans le poste médical avancé du col du Prat-de-Bouc, à 54 kilomètres de l'arrivée, Matt Sutton se fait masser un mollet. Vraisemblablement une tendinite. « Il faut que vous buviez. En vous déshydratant, vous favorisez les crampes », conseille Lisiane, infirmière. L'Anglais remonte sur son vélo, bien décidé à finir la course.

Après un temps plus clément, la pluie vient à nouveau arroser la côte du château d'Alleuze. Mais Saint-Flour est proche. « J'ai pas fait tout ça pour m'arrêter là », souffle un concurrent, le visage grimaçant d'effort. Enfin, la montée des Orgues, puis la ligne d'arrivée. La délivrance et un sentiment de victoire bien justifié pour les 1.982 participants qui finiront la course.

Article Vélo 101 :
211 kilomètres, 3800 mètres de dénivellation, 8 difficultés majeures parmi lesquelles le Pas de Peyrol, le Perthus, et le Prat de Bouc. L'acte II proposé cette année était le deuxième plus long parcours jamais proposé aux cyclos après Limoges-Saint-Flour. Est-ce lié à Saint-Flour ou au cantal ? Toujours est-il que le parcours s'est révélé être le plus court de l'histoire pour beaucoup d'entre nous. Disons 70 kilomètres, la distance Issoire-Allanche, premier ravitaillement mis en place qui s'est révélé être le terminus des illusions mais surtout du calvaire pour beaucoup de coureurs.
6500 inscrits pour cette acte II, 4500 au départ donné sous la pluie, déjà certains avaient anticipé et préféré remettre à plus tard leur découverte du Cantal et des ses plateaux exposés au vent mais splendides quand la météo est de la partie. Première partie de parcours couleur carte postale avec notamment la remontée de la vallée de l'Allagnon où ça roule vite au sein de gros paquets sur une route en parfait état. Passage sur un pont bucolique et étroit, histoire d'amincir un peu les paquets puis remontée vers la côte de Massiac ou Thomas Voeckler a lancé son offensive le dimanche précédent. Tout se déroule parfaitement bien, chacun ayant choisi les options manchettes, gants longs, couvre-chaussures et plusieurs couches isolantes si possible.
C'est après la côte de Massiac que les choses se sont gâtées pour les courageux candidats, les 20 kilomètres de faux-plat montants jusqu'à Allanche se sont révélés un enfer avec le vent tantôt de face mais plus souvent de côté, en alternance, qui a obligé chacun à prendre, tenter de prendre, voire garder tout simplement sa place dans les bordures qui s'organisaient sous les bourrasques. Chaque carrefour, chaque croisement où étaient stationnées des voitures était le refuge précaire à un ou des coureurs pour s'abriter, sans doute aussi pour négocier, déjà, une navette pour rentrer sur Saint Flour et abréger le parcours du combattant que personne, si ce n'est la volonté de chacun, ne nous avait obligé à choisir.
Au lieu d'être un moment de plaisir, la descente de Chavanon s'est révélé être le catalyseur de décision pour beaucoup. Trop froid, trop engourdis, pas en mesure de maîtriser le vélo et de changer de plateau ; pour beaucoup, c'en était trop et le souvenir de la chute de Vinokourov dans la descente du Pas de Peyrol a du encore raviver la préférence pour le choix de mettre la flèche à Allanche et profiter de l'hospitalité, de la gentillesses des commerçants du village qui ont été inondés de cyclistes venus se réchauffer dans la boucherie, la boulangerie, le bistrot, entre autres. Le tout sans argent le plus souvent donc des coureurs incapables de faire marcher le commerce local et qui en plus empêchaient les "vrais" clients d'accéder. Tout s'est très bien passé et il faut souligner la cordialité des locaux qui étaient désolés qu'une telle météo, un 17 juillet, vienne montrer un "autre" visage du Cantal..

Pour les courageux, les guerriers, ceux qui ne flanchent pas à Allanche, place à Dienne puis la montée du Pas de Peyrol, où les 3 derniers kilomètres ont été effectués dans le brouillard, à la limite de la neige, et par une température de 3° maximum. Mêmes conditions pour le Perthus, autant dire qu'il fallait sérieusement s'alimenter et être attentif pour espérer toucher de meilleures conditions météo, surtout à partir du sommet de Prat de Bouc. 160 kilomètres dans des conditions météo terribles et les 50 derniers pour commencer à se réchauffer avant d'arriver sur Saint-Flour, pour profiter de la truffade-saucisse bien méritée et de la médaille de finisher qui ne sera pas galvaudée, et qui était plus que méritée. 

mardi 21 juillet 2009

L'étape du tour 2009 - 21 Juillet



De nouveau un beau défi pour cette étape du tour 2009. Au programme cette année, Montélimar-Ventoux, 172 km, 45km de montée pour environ 3600m>0  avec 4 cols de 3e et 4e catégorie avant d’affronter les pentes HC du Géant de Provence. Bien positionné dans le second SAS de départ (Merci Jean Luc), je me dis que cette année est propice à réaliser un chrono sympa après la découverte de ce type d’épreuve l’an dernier.  Contrairement à l’an dernier, le temps s’annonce sec et ensoleillé : ce sera une des journées les plus chaudes du mois de Juillet !! Je pars en compagnie de Brigitte avec quelques ambitions non avouées : après tout l’année dernière nous avions du franchir 2 cols HC coup sur coup, alors là avec une seule montée HC ça devrait bien le faire. Top départ, il est 7h (le champion de France sur route en titre est là, n’ayant pu être sur le tour de France pour cause d’équipe non qualifiée), et il fait encore un peu frais. Partis dans les 1000 premiers nous décidons d’appuyer un peu pour sortir de l’agglomération avant de se faire reprendre par une partie des 7500 poursuivants. Nous roulons à un bon rythme : une mobylette nous double rapidement avec une petite tape amicale : put… c’est Cédric, il est parti fort. Les 1ère pentes arrivent après 15 km : j’abandonne Brigitte, et je prend mon rythme. Au milieu de cette petite ascension d’échauffement, Jean Luc me reprend, et nous montons ensemble en s’économisant un peu.
  • En haut j’aperçois un groupe un peu devant qui me parait rouler pas mal : je décide de l’accrocher, et je fais donc la descente, pour revenir rapidement, tandis que Jean Luc, bien sagement (très sagement même !) reste tranquille. Ca roule entre 30 et 40 régulièrement, mais le groupe est un peu désorganisé, et nous sommes donc souvent à la relance pour accrocher la bonne roue ; je commence à m’inquiéter un peu : je sens que ça va un peu trop vite pour moi. On passe un nouveau col de 6km à 5%, puis nous plongeons vars le 1er ravito au 75ème. 2h30 de course.
    Je repars mais dès le petit col suivant, je sens que mes jambes m’abandonnent : mauvaise limonade : ça sent pas bon, je suis cloué au sol ; et ce soleil de plomb qui commence à cogner dur ; va falloir trouver une solution. Ma grande erreur, oubliant que je n’étais qu’un pauvre triathlète, aura été de m’être pris pour un cycliste pendant 80 bornes. Je sais que je vais le payer : je ne pense plus au chrono, mais à me refaire, parce que en l’état, même en rêve, je ne monterai pas au sommet. Arrivé à Sault, nous basculons vers le col des abeilles, 8 km avec un départ des plus raides : je suis planté, tout à gauche, ça passe de tous les cotés : je commence à voir des numéros de dossard élevés qui me passent :très mauvais signe. Il est 11h30, je courbe l’échine, pas de nuages à l’horizon : je m’arrose le cerveau complètement en surchauffe. J’entends un ‘allez Vélizy’ et je vois passer un maillot de l’ECV : il me semble reconnaitre Contador, mais je crois bien qu’il n’est pas sur la même course : hallucination probable. Il me crie prend ma roue, mais je n’y peux plus rien. Enfin la descente arrive : je me fais reprendre par mon camarade de gîte, qui m’aide à rallier Bédouin, pour le second ravito avant la montée finale. 150 km : 5h30 de course et 3 h pour couvrir les 75 derniers km. J’ai plus de jambes, un mal de tronche d’enfer et la nausée qui vient doucement, 1ers symptômes d’un bon début d’insolation. Arrive Jean Luc, tout frais, tout guilleret. Il a bien géré son affaire. Il ne nous reste que 21 km, mais presque la moitié du dénivelé de l’étape, soit 1600m. Je me serais bien couché sur place, à l’ombre des platanes, mais je me suis mis tout seule dans cette galère, va falloir que je m’en sorte tout seul. Un monde fou dans le village : nous avons du mal à nous frayer un chemin. Virage à droite et hop c’est parti. Les 5 1ers km sont à moins de 5%, mais je trouve quand même le moyen de mettre pied à terre 1 fois. Je vois passer Jean Luc : juste le temps de lui crier bonne ascension. Le chemin de croix commence pour moi, et il risque d’être très très long. Virage de Sainte Colombe à gauche, et on rentre dans le vif du sujet : c’est sûr si la voiture balaie passe je monte, mais elle est encore très loin. Si je pouvais casser quelque chose sur la bicyclette, je pourrais sortir la tête haute : j’essaie bien plusieurs fois de rétrograder brutalement chaîne tendu, mais rien n’y fait : Ultégra c’est du costaud. Je m’arrête une bonne demi-douzaine de fois; le moral n’y est plus ; je rentre même dans le sous bois me poser un bon quart d’heure ; mais je ne suis pas seul, les meilleurs places sont déjà prises ! faut attendre qu’elles se libèrent : les jambes sont revenues mais j’ai la tête comme un étau, et je ne veux surtout plus forcer en plein cagnard. Je repars en poussant le vélo, puis je me dis qu’il faut absolument rallier le chalet Reynard, dernier ravitaillement en liquide à 6 km du sommet.
    J’enfourche donc péniblement la monture, et à 7.5 km/h je rallie le point de ravitaillement. Je jette mon vélo et me met à l’ombre. Après peut être ½ heure de pause, j’aperçois Philippe, qui ne me parait pas trop mal. Puis un peu derrière (à moins que ce ne soit l’inverse) Loic, un peu fatigué, mais encore très lucide pour voir que je suis plus entamé que lui et me donner 5 euros, qui me permettent d’aller m’installer à la terrasse du troquet et de m’enfiler un bon coca frais. Je ne verrai pas passer Isabelle, qui fait également une très belle course tout en contrôle. Quand à moi j’attends définitivement la voiture balaie. Mais Brigitte arrive avant : elle s’installe aussi prendre un coca, et remplit les bidons. Et c’est elle qui me donne la force mentale de repartir pour l’accompagner jusqu’en haut. Après quasiment 1h30 de pause, je suis super frais : migraine envolée, jambes de feu, cette dernière partie est une galéjade.
    Je monte tranquillement avec Brigitte et franchissons ensemble la ligne, avec un dernier sprint euphorique complètement ridicule dans le dernier mur : un bonheur intense au franchissement de la ligne : dire que j’ai failli bâcher 50 fois dans la montée, j’aurai loupé quelque chose. 9h50 au total, dont 4h30 pour les 21 derniers km : un record je pense.
    En ce Lundi 20 juillet 2009, j’ai compris ce qu’était la dure réalité du vélo, et de ce type d’épreuve. Hallelujah !

lundi 25 août 2008

COLS DE MAURIENNE-AOUT2008

AUSSOIS (Maurienne) -Séjour du 25 au 30 Août 2008 - chambre d'höte à la Roche du Crouée


Lundi 25 Août : COL DE L'ISERAN -110 km - 2300 m>0

Levée 8h. Petit déjeuner à 8h15. Pleins de confitures maison, yaourts maison, café, lait , … bref tout ce qu’il faut pour démarrer en forme.
Aujourd’hui ce sera Aussois -  Iseran aller retour, soit 100 km au programme et 1900 m au programme. Départ Aussois à 10h15. Le temps est variable, mais sec. Phase d’approche jusqu’à Bonneval sur Arc, 1800m, que nous atteignons au bout de 1h45, 37 km et 600 m de dénivelé. La montée vers le col s’enchaîne avec ses 13 km qui nous monteront 1000 m plus haut à 2770 m après 1h15 d’effort. Quelques beaux passages : globalement une belle montée, avec quelques pourcentages sérieux par endroit, 2 belles portions de récup dont un dans un fond de vallée superbe, et 2 derniers km très sévères entre 9 et 10%. La haut, veste thermique de rigueur car la température est fraîche dès que le soleil se cache. Pause déjeuner : sandwich, tarte fruits rouges et café.

Nous réattaquons la descente après une bonne pause. Le retour devrait être plus rapide, mais c’est compter sans le vent qui monte de la vallée qui se lève en début d’après midi. Le retour est donc un calvaire, avec ses nombreux faux plats où nous n’avançons plus. A l’arrivée je choisis l’option remontée par la route des 4 forts : mal m’en a pris : cette plaisanterie nous rajoute 10 km vent de face, et 400 m de dénivelé et une cote de 5 km d’enfer pour terminer. Nous rentrons à 17h30 au bout d’un chemin retour de croix de 2h30 !!Bilan : 110 km, 2300 m de dénivelé et 5h30 de vélo.

Après une bonne douche est une ballade dans le village, diner (salade du jardin, poisson, riz, gratin de blette, plateau fromage, compote brugnon, rhubarbe) et extinction des feux dans la foulée. La journée de demain devrait être rude !!

Mardi 26 Août :COL TELEGRAPHE ET GALIBIER - 72 km - 2300 m>0

Levée 7h45. Le coq et le soleil sont là. La journée s’annonce splendide. Au programme ce sera le Galibier par le Télégraphe, en partant de Saint Michel Maurienne. Nous ferons ça avec notre compagnon de Béziers au gîte, Marc, un bon cycliste et VTTiste. Après une réparation express d’un écrou du porte vélos (Marc, artisan de son métier, me construit la pièce en ¼ d’heure !!), nous partons à 9h45 en voiture et arrivons à St Michel à 10h15. Un quart d’heure plus tard, nous voilà partis pour ce qui reste le mythe de tout cycliste passionné : l’enchaînement Télégraphe Galibier A/R, soit 72 km, et 2300m de dénivelé. 



Le col du Télégraphe, est plus qu’une bonne mise en jambe, de 12 km et 850 m positifs, avec même quelques passages à 8 et 9%. Je suis déjà tout à gauche la plupart du temps, et quand je pense à ce qui nous attend derrière, je ne peux pas dire que je suis hyper serein !!Sommet du Télégraphe atteint en 1h05. Remplissage de bidon, et petite pause. Puis descente vers Valloire de 5 km. Traversée de Valloire, très touristique à cette époque de l’année, mais aussi très mignon et très bien fleuri. A la sortie de Valloire c’est parti pour 18 km de montée qui nous emmèneront 1250 m plus haut à 2650 m. La sortie de Valloire est mortelle, de grandes lignes droites jusqu’à la sortie de Verney avec des rampes à 9 %. Ca dure environ 2 km, et ça casse bien. Après Verney, une grande ligne droite plate, puis ça repart tranquillement pendant environ 6 km, sur une belle route en fond de vallée, qui s’élève progressivement à environ 7% de moyenne et quelques coups ponctuels un peu raids. Au lieu dit Plan Lachat, nous savons que ça va se gâter (c’est marqué dans les livres). En effet, un virage à droite, et l’enfer commence : une grande ligne droite à 10% qui te tue. On est collé au bitume. Passé cet écueil,  nous poursuivons dans des pentes assez régulières entre 7 et 8%, une route de Montagne extraordinaire, qui nous emmène vers les sommets. C’est dur mais c’est beau. Au lieu dit les Granges, je fais une petite halte pour attendre Brigitte, mais en fait ça m’arrange aussi. Brigitte arrive, mais ne s’arrête même pas : elle a pris son rythme et y va tranquillement. Je redémarre environ 3 mn derrière, et il me faudra bien 3 km pour la reprendre un km avant le sommet. Le dernier km est raide de chez raide, 10% et plus de jambe.
 En danseuse à 7 km/h, puis la délivrance du col. Au sommet il fait bon : on est en petite tenue sous un large soleil.
 
Après un bon ¼ d’heure de pause, nous quittons notre ami Marc qui bascule sur le Lautaret ; nous enfilons le coupe vent et nous voilà reparti dans la descente. Nous nous arrêtons 8 km plus bas à l’auberge du plan lachat : sandwich, café, bière !! Puis nous repartons. La descente est belle et assez rapide, avec les virages qui s’enchainent bien. A Valloire, 5 km de remontée vers le col du Télégraphe, mais qui se font très facilement : la pente est faible et me permet de lâcher les chevaux, n’ayant plus que de la descente derrière. Puis nous redescendons le col du Télégraphe vers saint Michel. Au total, 72 km, 2300 m positif, 3h de montée et 1h10 pour le retour. On a mal aux cannes mais content de cette ballade. Retour au gite à 17h30. Repos, douche. Diner 19h30 : Salade, veau en sauce, crozets beaufort, fromage, cramble : le ventre est définitivement plein. On peut se coucher tranquillement.

Jeudi 28 Août : COL DU GLANDON ET CROIX DE FER COTE NORD - 70 km - 1500 m>0 

Aujourd’hui nous terminons notre trilogie cycliste, par un autre tour tout aussi imposant que les autres : la montée du Glandon par le coté Nord, et retour par la croix de fer, Saint Sorlin d’Arves, Saint Jean de Maurienne et Saint Etienne d’Arves. Nous démarrons d'un petit bled, Hermillon, à 10h30, et après 5 km d’approche, nous tournons  à gauche à St Etienne de Cuines, et les premières pentes apparaissent. C’est le début des 22 km  d’ascension qui nous attendent. La première moitié se fait dans la forêt sur un parcours pittoresque avec quelques voitures mais pas trop. Les pentes sont moyennement dures, et on peut tourner les jambes, pour moi sur 39x26. On trouve en chemin 2 personnes d’Annecy venues la journée pour faire ce même parcours. Ils nous accompagneront jusqu’à un petit hameau, où des vieux à l’apéro nous crient que le plus dur est à venir : merci les gars!! Puis arrive La Chal : un grand replat roulant.. A la sortie, une grande ligne droite bien raide ne laisse rien présager de bon.  A partir de là, les pourcentages sont plus importants et les passages à + de 10% se multiplient. Encore un très joli passage dans la forêt, avant de déboucher sur le versant est de la montagne, par lequel on va poursuivre l’ascension au milieu des Alpages, le mont blanc dans le dos. Par endroit c’est vraiment dur. D’autant plus que l’on voit bien le passage pour sortir de la vallée, et que ce n’est pas pour tout de suite. La dernière portion est une succession de lacets, beaucoup plus sympa psychologiquement : j’aperçois Brigitte en contre bas, quelques virages derrière. Les derniers km sont très pentus et ne décollent pas de 10 ou 11%.Ayant bien géré, j’arrive à relancer à 13 km/h sur les derniers 200m et franchis le col à 14h10, après environ 1h50 de montée. Je redescends chercher Brigitte qui n’est vraiment pas loin derrière : elle m’impressionnera toujours. Elle passera même les dernières pentes en relançant. 
En haut du col, photo de rigueur. 
Nous décidons de déjeuner à la croix de fer, soit 2,5 km de côte plus loin, dans une pente quasi insignifiante (4 à 6%) après ce que nous venons de faire. Je décide de les faire au taquet pour me faire monter le cardio : j’adore ces pentes roulantes, et effectivement, je me mets une bonne mine, à fond les manettes. Nouvelle pose photo devant la croix,



puis on s’installe au troquet du sommet : bière et sandwich. Pas un nuage : je resterai bien un peu mais nous avons encore 35 km pour terminer notre tour. Nous redémarrons après une bonne pose de 45 mn. La descente coté Est est assez dangereuse (route étroite et bitume moyen) ; .2 bosses nous obligent à réenclencher le petit plateau en danseuse sur cette portion que l’on s’était un peu hâtivement imaginée ‘que’ descendante. L’arrivée sur Saint Jean Maurienne est très rapide. La fin se fait en mode récup jusqu'à la voiture. Un tour magnifique avec des conditions météo encore exceptionnelles.

dimanche 6 juillet 2008

L'étape du tour 2008

  • L'ETAPE DU TOUR 2008 - PAU-HAUTACAM - 169 KM - JUILLET 2008 - 

Et pendant ce temps là, nous étions partis braver les Pyrénées, avec Brigitte, Fred D, et Hervé Chouquet.Pau - Hautacam en passant par le Tourmalet, soit 169 km.

Si Hervé est là pour taper un chrono, notre objectif avoué avec Brigitte était simplement de terminer (autrement que dans la voiture balaie s'entend!) n'ayant jamais fait la distance ni enchaîné 2 cols de cet acabit. Fred, affûté, c’est senti des ailes.
Une nuit courte (levé 4h15), sous un crachin qui ne nous quittait pas depuis la veille et qui nous accompagnera encore toute la journée.
Le départ est donné à 7h ; 8000 personnes lâchées dans les rue de Pau, ça fait un beau peloton. Nous sommes équipés des manchettes et de la veste plastique pluie ; dès le départ, une bonne averse pour bien nous tremper jusqu’à l’os : nous sommes gelés : la journée s’annonce longue.
Le mot d’ordre est de gérer tranquillement les 100 premiers km  sans se cramer, afin d’attaquer les difficultés avec un bon niveau de fraîcheur.
Nous restons tous les 3 groupés avec Brigitte et Fred jusque vers le 40 ème, puis Fred part devant. Je roule tranquillement avec Brigitte à un petit 27 de moyenne jusqu’au pied du Tourmalet (102 ème), après une bonne pause au ravitaillement de Lourde, et 2 arrêts pipi.
Pied du Tourmalet : on enlève nos plastiques de pluie, et pour moi, c’est la que la course commence.
20 km de montée. J’enclenche tout de suite mon 39*28, et je monte à un bon rythme entre 11 et 12Km/h : régulièrement je passe sur le 26 dents pour me dégourdir en danseuse quelques secondes avant de me rassoir sur la selle tout à gauche. La montée passe bien. Un ravitaillement bien venu à la Mongie à 3 km du sommet. Je me restaure un peu, mais le froid est présent et en moins de 5 mn, me voilà de nouveau gelé. Ca repart donc pour les derniers hectomètres d’ascension : et là c’est terrible : nous sommes dans le brouillard et la pluie et un petit vent léger ; par endroit j’avance à un royal 7.5 km/h ! Tout le monde est à la ramasse, ça rassure. Enfin le sommet : je m’arrête 5 mn, le temps de remettre le plastique, et de m’enfiler un jambon beurre soigneusement préparé le matin. Je suis cuit, et j’ai le dos en compote : une bonne barre en bas des reins : je me dis, que Hautacam ce sera pour une autre saison : c’est déjà bien. Je vais tranquillement rejoindre le bas de cette dernière ascension, et m’arrêter. J’irai aux massages avant tout le monde : et je serai peinard.
Mais c’est pas tout, là où je suis, je peux pas rester : faut attaquer la descente : autant vous dire que la prudence est de mise sur cette route glissante et sinueuse. Je claque des dents pendant 10 bonnes minutes avant de sentir la chaleur de la vallée. Je dépasse rarement les 30 km/h , et globalement, je ne vois pas trop de fangio faire n’importe quoi! L’heure est à la récup : pas question de s’enflammer sur cette portion roulante. Nous voilà au pied de Hautacam, je croise les coureurs déjà arrivés au sommet et qui redescendent : ceux là m’ont déjà mis plus d’une heure et demi. Dans ce petit village c’est comme le tour de France (le vrai) : du monde de partout ; ça crie dans tous les sens, ça encourage : impossible d’abandonner là, devant autant de monde. Je me dis qu’il vaudrait mieux le faire un peu plus haut à l’abri des regards. Pour le moment, il faut faire bonne figure : j’amuse la galerie en danseuse sur le 39*23, et une fois la foule derrière, je me remets très vite sur le 28. Hautacam est annoncé comme étant une succession de rampes/zones de repos. Le 1er km est tranquille : toute cette agitation pour ça. Si c’est ça Hautacam, ce n’était pas la peine d’en faire un fromage!!. 2ème km, une bonne rampe : tout à gauche en danseuse : ça dure 500 m et ouf une zone de récup. Ca se gère plutôt bien. On continue.
Tiens voilà une autre bonne rampe : celle là, elle doit bien faire dans les 14%. On serre les dents et hop c’est passé. 7ème km, je vois un mur devant moi. Des cyclistes de partout en train de marcher, d’autres tout simplement arrêtés à la recherche d’un second souffle. Je me dis que c’est encore un mauvais moment de 300 ou 400m, avant la prochaine zone de récup. J’ai de plus en plus de mal à enrouler mon braquet ; déjà 500 m, et toujours pas d’accalmie. Je commence à lâcher dans la tête. Je regarde mon compteur : 5,5 km/h ! Je décale avant de tomber. J’ai le cardio à 2000 tours. Je décide de me faire un petit ravitaillo improvisé : un gel, une pate de fruit, un peu de liquide et ça repart. 500 m plus loin, de nouveau le compteur à 5 km/h . Hop, pied à terre de nouveau : je pousse le vélo à 3,5 km/h . Je remonte sur la machine mais je reproduis le scénario 500 m plus loin. Impossible d’enchaîner dans ces pourcentages d’enfer. Et puis enfin, la pente s’adoucit. Ce passage de 3 km a été terrible, la même où en 96, Riis insolent et dopé, s’était amusé avec ses adversaires, avant de leur planter un improbable démarrage des familles. Le moral reprend maintenant le dessus. Les panneaux n‘annoncent plus que des pourcentages moyens de 7.5 ! le brouillard et le crachin sont toujours là. Les derniers km à 7% sont plus doux. Je sais que c’est gagné. Je croise Fred qui a déjà passé la ligne en 7h45 environ, et qui est sur la descente : bravo, il a bien tourné.  Je continue sur un meilleur rythme. Je relance une dernière fois pour la photo, et je coupe la ligne en 8h15. Je me dis que Brigitte a vraiment du en baver : a-t-elle passé le Tourmalet ? A-t-elle abandonné avant ou après le sommet transit de froid dans la descente ?
La descente de Hautacam, même s’il n’y a plus de chrono est très difficile avec la fatigue, dans le froid et le brouillard : nous n’avons que la moitié de la route, l’autre coté étant réservé à ceux qui montent. D’un coup à 4 km du sommet, une apparition : un maillot jaune et bleu marqué Vélizy et Brigitte bien en ligne sur sa machine : j’en ai des frissons (mais le froid n’y est pour rien). Comment a-t-elle pu arriver jusque là ? Où a-t-elle trouvé l’énergie ? Un mystère. Elle coupera la ligne en un peu plus de 9h.

Personnellement ça restera un grand moment. Une organisation rodée et irréprochable. Les routes entièrement fermées pour nous. Un monde fou pour nous encourager malgré un temps à ne pas mettre un cycliste dehors. Le passage sous la flemme rouge comme pour de vrai.

Il parait que l’année prochaine c’est au Ventoux : on remet ça ?

ACTIVITES

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